Mondialisation de la drogue : Exemple de la Colombie

Influences sur les comportements sociaux, l'économie et l'environnement du pays

Manon Chambiron, Fanny Denoun, Jérémy Docteur

 

Conséquences diverses > environnement

Pour lutter contre la culture de la coca à des fins illicites, le gouvernement Colombien, avec l’appuie des Etats Unis a choisi d’adopter une technique de fumigation des terres.

Technique très décriée puisque par voies aériennes on asperge les terres d’herbicide ce qui pollue et détruit toutes les cultures aux alentours. En 1996, 9825km² de terre avait été fumigée. On estime que plus du double de cette surface l’ait été en 2005.

On estime aujourd’hui que les narcotrafiquants posséderaient entre 6 à 10% de la globalité des terres en Colombie. Grâce aux différents investissements apportés par les trafiquants, le système productif agricole a été modernisé au niveau de ses infrastructures.

La drogue et ses différents trafics ont également un impact sur la pollution et les déchets qu’elle rejette.

Selon plusieurs études gouvernementales réalisées par les Etats Unis, en Amérique Latine les producteurs de drogue, ici de la cocaïne, libère par année plus de 10 millions de litre d’acide sulfurique (utilisée pour la fabrication des engrais, le raffinage du pétrole, le traitement des eaux usées et les batteries de voiture, entre autres), 16 millions de litres d’éther éthylique (utilisée comme antiseptique ou nettoyant), 8 millions de litres d’acétone (solvant utilité dans l’industrie) et jusqu’à 700 millions de litres de kérosène (le carburant des avions).

De plus, on observe des changements dans les paysages Colombiens. Les terres sont de plus en plus utilisées pour cultiver du pavot ou de la coca. Les cultures à buts illégales ont une place majeure dans l’agriculture du pays. La culture de la coca et du pavot ont également des conséquences néfastes sur la déforestation, avec près de 200 000 hectares de forêts détruits.