Mondialisation de la drogue : Exemple de la Colombie

Influences sur les comportements sociaux, l'économie et l'environnement du pays

Manon Chambiron, Fanny Denoun, Jérémy Docteur

 

Flux de drogues > En Colombie

La Colombie n’a pas été capable d’arrêter le flux de drogues en direction du marché américain.

Pendant des années, l'économie de la drogue s'est développée en Colombie sans que cela ne suscite aucune inquiétude.

Des Colombiens interviennent dans les opérations de transfert vers les Etats-Unis, mais ces dernières sont le plus souvent effectuées par des Américains. Néanmoins, les revenus que la Colombie tire de cette activité à la fin des années 1970 sont considérables.

Vers 1984 ils subissent une réduction qui s'explique par les pressions exercées avec succès par les autorités américaines sur le gouvernement (de Julio Cesar Turbay ) pour qu'il procède à des campagnes d'éradication, par les problèmes de transport d'un produit volumineux et par la concurrence d'autres pays producteurs, dont les Etats-Unis eux-mêmes. Malgré une considérable expansion des surfaces cultivées au long des années 1980, on estime qu'en 1988 la production colombienne de feuilles de coca est de 21 tonnes, ce qui reste peu face aux 111.000 tonnes fournies à la même date par le Pérou et aux 51.000 tonnes fournies par la Bolivie.

L'importance de la Colombie réside avant tout, cela est bien clair, dans son rôle dans l'élaboration de la cocaïne pure et dans son transport vers les marchés consommateurs.
On constate que les trafiquants colombiens de cocaïne parviennent à se rendre maîtres du marché américain.